mardi 3 janvier 2012

Tranche de vie dans la cuvette des ch... du train.




Bonjour et bonne année!


J'ai attendu la fin des agapes des fêtes, pour vous envoyer ce roman, 

car je ne voulais pas gâcher votre digestion...

Toutefois, âmes et estomacs sensibles s'abstenir, ceux qui préfèrent 

peuvent zapper ce post, qui n'est qu'une parenthèse anecdotique, et 

attendre le prochain message.


Vous voilà prévenus.
Amis du rail, voici un article pour vous!



Je savais que parcourir les quelques 300km qui m'amèneraient de 

Bodhgaya à Varanasi serait une entreprise ardue et pénible. Mais je 

ne savais pas à quel point!

Après un réveil aux environs de 4h, du aux moines habitant la guest- 

house et partant prier, je somnole jusqu'à 6h, et pars, afin d'avoir le temps 

d'attrapper les nombreux moyens de transport qui me permettront 

d'atteindre ma destination.


Ce qui induit quelques batailles en perspective...

Tout d'abord, me rendre de Bodhgaya à Gaya, 15km.

Sur la place du village, trouver le bus ou le rickshaw adéquat.

Tout en refusant toutes les 10 secondes environ les cyclo-rickshaws, 

les marchands de feuilles de l'arbre de Boudha et souvenirs en tous 

genres, les mendiants, et les rickshaws non-partagés qui me demandent 

200 roupies pour la courses qui en coûte 20 ( en m'affirmant d'un air 

désolé qu'il n'y a pas de bus aujourd'hui et qu'il est trop tôt pour 

un rickshaw partagé), je finis par négocier le bon prix avec le bon 

gars.

Au lieu de prendre un bus entre Gaya et Patna comme je l'avais fait à 

l'aller, je décide de tenter le train, tous les Indiens rencontrés 

pendant ces deux jours m'ayant dit que ça serait plus rapide. 3H au 

lieu de presque 4 en bus.

Petite queue d'une demi-heure, une famille parlant un peu Anglais 

m'aide à acheter mon billet, et à trouver le bon train.

Bien que ma confiance soit modérée quant à la ponctualité des 

chemins de fer, j'estime que je peux tenter ma chance, espérant que 

sur un parcours de 60 km, le train n'aura pas plus d'une heure de 

retard...


Erreur. Il a plus d'une heure et demi de retard, et alors qu'il reste 

planté une demi-heure sur la voie, je découvre, en descendant du 

porte-bagages sur lequel je suis installée, que la station n'est plus 

qu'à un kilomètre, et je saute donc directement sur la voie, comme le

font certains, pour tenter d'attrapper mon train Gaya-Varanasi, 

pour lequel j'ai du batailler deux jours avant, faisant la boule de 

flipper entre sept guichets différents afin d'obtenir un billet.

Je cours je cours, mais lorsque j'arrive, espérant que mon train aura 

du retard, on me dit qu'il est déjà parti.


Ca donne le ton...




Une petite partie de flipper plus loin, pendant laquelle on me 

confirme par trois fois que j'ai loupé mon train, je me fais 

rembourser (seulement une moitié du billet), mais tous les trains 

suivants étant complet, je dois aller prendre dans la cohue un billet 

sans réservation ( le truc à 1€ pour 7 h de voyage), pour un 

parcours allongé, qui met deux fois plus de temps que celui prévu.


Et alors que j'en suis à la moitié de la queue et me suis déjà 

coltinée 3-4 combats (physiques, quoique peu violents, mais les mots 

ne suffisent pas), il me semble bien entendre en Hindi, que le train 

que j'étais sensée avoir loupé est prêt à partir. Impossible de me 

faire confirmer l'info sans quitter ma place durement acquise, 

personne ne parlant Anglais dans la queue des femmes, ni autour de moi.


Une autre demi-heure et quelques vigoureux combats plus tard (du genre 

où arrivée au guichet il faut s'accrocher à la grille et tirer les 

bras des resquilleuses qui passent la main dans l'ouverture en tentant 

de crier leur destination), j'obtiens enfin mon billet. (pour le 

combat dans la queue des femmes, je prends modele sur mes compagnes 

Indiennes qui ont apparement une grande expérience...).

Ce billet est 

un truc qui te donne en gros le droit de t'entasser comme tu peux, si 

tu peux, dans une ambiance rappelant un peu une guerre ou une 

révolution.
Un homme equipe d'un baton, arrive soudain dans une salle d'attente, pour frapper une vieille femme qui s'est installe la avec des fagots.

D'autres interviennent, et il est sorti manu-militari.

Après avoir fait la queue au guichet "Enquiry" ou on me renseigne sur 

le train à prendre et le numéro du quai, je prends enfin un déjeuner 

sur le pouce, en compagnie de deux charmantes jeunes musulmanes, mais qui ne parlent pratiquement pas 

Anglais non plus.

L'occasion encore une fois 

de poser pour des photos sur leur telephone, comme c'est le cas 

parout, dès que quelqu'un ose m'adresser la parole.

Donc en Inde pas 

trop souvent, mais en Iran, je pense qu'on pourrait mettre bout à bout 

des heures de video sur mobiles, de moi en train de parler Farsi, 

Anglais, Français, en train de chanter, de danser, de manger, enfin, 

des trucs super passionants quoi!


Bref, me voilà prête pour la longue attente sur le quai plein de 

crachats rouges et grouillant de rats, pour le train qui arrive avec 

déjà presque une heure de retard. J'en profite pour vérifier la 

destination. Varanasi? Oui oui, Varanasi. Bien.


Et lorsqu'il s'arrête, les wagons sans réservation sont déjà pleins 

à craquer. S'ensuit une lutte acharnée pour tenter de s'infiltrer. 

Certains resteront sur le quai, mais j'ai réussi à pénétrer dans 

l'enfer sur roues. Impossible de bouger ne serait-ce qu'une main ou un 

pied. Opression totale, l'air se fait rare, il faut lutter pour 

respirer. Il y en a pour sept heures comme ça, dans le meilleur des 

cas.

Après bien des contorsions 

de la part de tous, mon sac a dos finit par attérir deux mètres plus loin, où 

il absorbé je ne sais où.

Au bout d'un moment, on m'appelle, on me fait signe, on me pousse, on 

me propulse, porte, roule, car mon statut de touriste me réserve la 

surprise d'un immense privilège: on m'ouvre la porte des toilettes.

Mon voisin cracheur, surmonte par le voisin perche sur le lavabo.

Je peux enfin respirer. ;-)

Dommage, c'est la dernière chose à faire dans ce lieu malsain. Je me 

tiens donc debout, n'osant m'appuyer nulle part, mais plus ou moins 

libre de mes mouvements.

Mais mon privilège ne s'arrête pas là.

Me voyant ainsi, un généreux spectateur (car tous ceux qui ont vue sur 

moi me scrutent sans fin), m'offre une feuille de son journal qu'il utilise pour 

occulter plus ou moins le trou béant et nauséabond donnant sur la 

voie, et une autre feuille qu'il dispose au sol pour que je m'y 

asseye.

Me voilà donc les pieds au dessus du trou, assise le dos 

contre la porte ouverte. Aussitôt je suis rejointe par deux, puis 

trois autres voyageurs.

Mais les robinets gouttant partout, le sol est 

mouillé, et au fur et à mesure que des bagages viennent s'entasser 

dans notre réduit, la vie s'organise, l'un perché sur le lavabo par 

dessus des sacs, deux autres sur une malette et d'autres sacs, près de moi.

Tiens, en parlant de sac, "il est où le mien?" m'enquiers-je auprès 

du généreux spectateur qui m'a fourni le journal et décrété la 

réquisition des ch... (le genre de gars qui s'improvise chef, et qui 

est assis sur le sol, entassé et enchevétré avec d'autres dans le 

mini-couloir entre les deux toilettes, alors que les "debout" 

suffoquent).

"Ben on est assis dessus, c'te blague!" (traduction en interprétation 

libre d'après leurs mimiques).

Je demande confirmation de la destination à l'un de mes

compagnons de cellule, heu... voyage, oui oui, Varanasi.

Personne autour de moi ne parle Anglais, et il y a des chances pour 

que dans tout le wagon ce soit la même chose. Car il faut bien dire 

que contrairement à une idée reçue: Les Indiens NE PARLENT PAS 

ANGLAIS!

Uniquement dans les endroits très touristiques, fréquentés par des 

touristes étrangers. Car beaucoup de lieux ne sont visités que par 

des touristes Indiens, villes de pélerinages par exemple.

A l'école ce n'est pas réellement enseigné, pas plus que les règles 

élémentaires concernant la pollution, comme ne pas jeter sacs et 

emballages plastique partout. Ça laisse peu d'espoir quant à l'avenir 

de la planète...

No comment

Bref, je reprends là ou vous m'avez laissée, quelques heures plus 

tard, toujours dans mon réduit puant.

Entre temps, les toilettes d'en face ont été squattées aussi pour 

donner un peu d'air aux "debouts" du reste du wagon. Ils sont au moins 

six debout là-dedans.

Mais plus de possibilité d'utilisation. Aïe.

Et le plus terrible, c'est que je me sens tellement privilégiée! 

J'apercois une ou deux autres femmes debout dans la foule, à la limite du malaise, qui

convoitent ma position.

Souvent, quelqu'un essaie de faire le forcing, 

et réclame une place "chez nous".

Mais le chef du couloir des ch... veille, et protège notre confort.

Bon, bien sûr, malgré la fatigue je ne peux m'endormir, car mes pieds 

glisseraient immanquablement au fond de la cuvette, j'ai l'angle de la 

porte dans le dos, et mon voisin qui crache derrière la porte par 

dessus mon épaule toutes les dix minutes.


Parfois, les fesses et 

jambes engourdies, je dois me lever quelques minutes pour faire 

quelques mouvements avant de me rassoir. Mais à chacune de ces 

occasions, mon espace vital est encore un peu plus réduit lorsque je 

reprends mon poste.

Un pied, une main, une épaule, ont grignotè la place.

Pour ce qui est de grignoter justement, beaucoup comptaient sur 

l'approvisionnement en cours de route, mais d'une part aucun vendeur 

ambulant ne pourrait se frayer un chemin dans le wagon, et les portes 

n'ont plus été ouvertes depuis le départ. On ne pourrait plus 

rentrer une allumette.

Ce qui donne lieu à des quasi émeutes à chaque station. Les 

voyageurs, enfin, les non-voyageurs qui ne le savent pas encore, 

qui attendent depuis des heures sur le quai, tambourinent contre les 

portes, les parois du wagon, hurlent, poussent, et le train ne reste 

qu'une minute ou deux en gare, repartant vite afin d'éviter les 

incidents.

Et parfois, mes petits camarades de l'intérieur, toujours joueurs, les 

provoquent en leur criant des trucs, histoire de rigoler un peu.

Les joyeux debouts

Chemin faisant, l'heure de l'arrivée approche, et deux questions me

taraudent: d'une part je dois satisfaire un besoin naturel et il n'y a

plus de toilettes disponibles, et d'autre part, comment descendre d'un

train dont on n'ouvre plus les portes.


Bon, un problème à la fois.

Je me lève, ce qui en soit a déjà le don d'attirer absolument tous

les regards, pas besoin de réclamer l'attention des spectateurs. C'est

d'ailleurs une règle commune à tous mes déplacements, tous mes faits

et gestes suspendent immédiatement toutes les conversations ou

actions, comme si j'allais sortir un lapin blanc d'un chapeau magique.

Et même lorsque je ne sors que mes lunettes, ou une bouteille d'eau

par exemple, l'attention ne se relâche pas pour autant. C'est

tellement intéressant de voir comment je bois!


Donc, une fois debout, il me suffit de lâcher: "toilettes!", et apres un moment de flottement et de surprise, c'est

le branle-bas de combat. Il va falloir faire un transfert délicat.

Tous les occupants de la cabine des Marx brothers numéro deux, vont

devoir passer dans la numéro un, sauf moi, qui vais devoir opérer un

croisement délicat. On dirait un peu un échange d'otages...

On piétine des mains, des têtes, des pieds, des sacs, dont mon sac à

dos, on pousse, on tire, on s'extirpe, on s'accroche, et quelques

minutes plus tard, je me retrouve seule dans la cabine. Mais tous les

bons moments ont une fin, il va bien falloir que j'en ressorte.

Sauf qu'entre temps, ceux qui n'osaient pas demander, se décident pour

un défilé d'envies pressantes.

Oui, je me lance dans la photo animaliere. On est si proche de la nature ici.




Et la cabine numéro un est maintenant pleine d'une dizaine de

personnes. Je reste plus ou moins en suspension, tenue, accrochée à

une poignée, un pied dedans un pied dehors, alors qu'ils ont décidé

de faire des tirs groupés pour gagner du temps dans la cabine d'en

face.

Et là, alors que je patiente de guingois dans la marée humaine, un

gars qui parle 3 mots d'Anglais, me demande d'où je viens, où je

vais. Varanasi.

Quoi? Mais ce train ne va pas à Varanasi! Il aurait fallu changer à

la gare d'avant!

Ho, trop bête, ils ont oublié de me le dire quand j'ai acheté le

billet!

Ce que j'aime moins, c'est quand ces bestioles entrent dans mon sac a dos la nuit dans une chambre d'hotel, et me reveillent en faisantt la sarabande car elles n'arrivent plus a en sortir.


Après conciliabule avec ses compagnons, ils concluent que je devrais

descendre à la prochaine, prendre un bus pour je ne comprends pas trop

où, puis un autre train pour Varanasi.

Pendant qu'ils discutent, le train s'arrête. Je tente de leur demander

si ce ne serait pas l'occasion de descendre, mais en gros personne ne

sait où on est, donc non.

Quelques temps après, alors que j'essaie de savoir quand nous

arriverons à la station en question, histoire d'anticiper

l'extirpation, j'apprends que c'était avant. C'est à dire quand j'ai

demandé. La prochaine maintenant c'est dans deux heures!

Okayyyyy...





Les toilettes, qui m'avaient bien amusée pendant quelques heures, 

quelques fou-rires à la clé lorsque mes amusants compagnons 

enfermaient les utilisateurs dans le réduit d'en face par exemple, 

vont finir par me lasser si ça continue...

Pour corser l'histoire, il faut ajouter qu'un couchsurfeur m'attendait 

à Varanasi. Et que je ne comprends pas grand chose à ce qu'il me 

raconte au téléphone.

Après l'avoir décommandé pour 16h, puis pour 22h, et ainsi de suite 

au cours des évènements et rebondissements, je lui annonce que je 

n'aurais sans doute pas le courage de passer la nuit à courir après 

des trains et des bus, et tâcherai de trouver un hôtel dans la 

prochaine ville.

Je le rapellerai le lendemain. Le temps d'échanger 

quelques coups de fils, de faire passer le téléphone de mains en mains 

pour lui expliquer la situation, voilà que le train s'arrête à 

nouveau.


Dites-donc les gars, ça serait pas intéressant que je descende là?

Ils ne sont pas très chauds, car dehors ça tambourine déjà contre 

les portes. Impossible d'ouvrir pour me laisser sortir, la marée 

humaine prendrait le wagon d'assault, et je n'aurais aucune chance de 

descendre.
Un bon rat est un rat creve. (nan, j'rigole, ils sont trop mignons!)


J'insiste. Ils prennent l'option côté voie.

Au prix de bien des efforts et nouvelles contorsions de la part de 

tous, je finis par atteindre la porte, et ils réussissent à 

m'expulser. Accouchement laborieux.

Me voilà sur la voie, avec certains marchands ambulants qui tentent 

d'atteindre les fenêtres pour vendre quelques beignets froids. Le quai 

est assez haut, surtout harnachée d'un sac à dos et d'un autre en 

bandoulière.

Mais très rapidement, la vue de l'arrivée rapide d'un 

train sur ma voie, me donne des ailes. Zioup, me voilà sur le quai.

Le 

train s'arrête où je me trouvais quelques secondes plus tôt. Il va 

dans le sens opposé de celui que je viens de quitter. Je demande par 

une fenêtre à tout hasard s'il ne se rend pas à Varanasi, on me 

répond que si. Je fais répéter l'information trois fois, et tente le 

coup.


Vue depuis l'un de mes porte-bagages

Je pénêtre comme une personne civilisée, "par la porte donnant sur le 

quai", et à l'intérieur, un genre de miracle m'attend. Le train est 

plein, mais pas bondé.

Je trouve même une moitié de porte-bagages 

libre. Je m'y perche, et partage les quelques heures suivantes avec un 

jeune homme qui parle quelques rares mots d'Anglais, et me montre avec 

fierté un magnifique et enorme album sur Stephen King! Sans doute un cadeau, 

qu'il transporte avec fierté, même s'il ne peut le lire. Ainsi qu'un 

magazine de luxe, dans lequel il y a même des photos de France. Des 

châteaux à Annecy!

Je me renseigne sur la durée du trajet, et rappelle mon cs. Nous 

devrions arriver à 4h du matin. Je dois le rappeler vers 3h, pour lui 

dire s'il n'y a pas de retard.


Depuis mon aventure toilettaire je fais moins ma mijaurèe, et nous 

nous installons têtes bêches, donnant-donnant, pour quelques heures 

de sommeil.

Vers 3h15 je suis réveillée par l'agitation générale, on m'annonce 

Varanasi 10!

10? km? Mn? Je transmets l'info par téléphone.

Mais à peine ai-je raccroché que le train s'arrête en rase campagne, 

et ne repart que 45mn plus tard.


Je suis totalement confuse vis à vis de mon hôte, mais c'est parce 

que je n'ai pas encore fait sa connaissance!

Et alors que je ne rêve que d'une douche chaude et de laver mes 

affaires, je rencontre enfin Tarun.

Dès le premier coup d'oeil, je pressens que c'est pas dans la poche...

Et alors que dans le froid, nous traversons à moto les rues pour la 

plupart encore désertes de Varanasi, il enclenche son puissant klaxon 

quasiment en continu. Mais au bout de cinq minutes, l'engin ralentit, 

et s'arrête sur le côté. Panne, demandé-je?

Je n'obtiens pas d'autre réponse, que "don't worry".

Il installe en grelottant tout un petit nécessaire sur la selle, mais 

qui n'est pas destiné au deux roues.

Déballant le contenu de plusieurs feuilles de bananiers qu'il ferme 

avec des cure-dents, il se confectionne une mixture composée 

d'ingrédients de diverses couleurs, rouge, brun, vert, blanc... qu'il 

enfourne et commence à mâchouiller. 

Il redémarre alors la moto, qui 

part au quart de tour. Peut-être a-t-il fait tout ça le temps de 

laisser refroidir le moteur?!

Nous repartons, alors qu'il entreprend de me parler, avec un accent 

incompréhensible, la bouche pleine, dans le vent et la nuit, par 

dessus le bruit du moteur et du klaxon incessant.

Je constaterai par la suite que ce sont les seuls moments où il tente 

de communiquer, et de donner des informations super importantes, comme son 

adresse, ou ce qu'il faut demander aux conducteurs de rickshaw pour se 

rendre chez lui ou en partir.

Ce qui fait que tu dépends toujours de 

lui pour bouger, et te condamne à subir sa moto et sa conduite, pour 

lesquels il te demande chaque jour une somme fantaisiste.
Tarun et sa moman

En arrivant chez lui vers 5h, la maison est fermée de l'intérieur, et 

il doit sonner. Après un certain temps, son père, réveillé, ouvre, 

et menaçant, me montre le poing. Sympa l'accueil!

Bon allez, montre-moi la salle de bain que j'achève mes 24h de voyage 

non-stop en beauté!

Comme vous l'aurez deviné, il n'y a pas de douche, ni d'eau chaude! 

Comme un peu partout d'ailleurs.


En deux jours, j'aurai tout à fait le temps de confirmer que ce 

couchsurfeur, avocat de 35 ans, qui vit avec ses parents, est 

complètement addict, à je ne sais trop quoi, et complètement 

allumé!

Lorsqu'il dit "dans cinq minutes" ça signifie toujours 40 mn, 

et une demi-heure signifie 3h. Avec une belle régularité.


Mais je vais laisser là son portrait, qui mériterait un livre à lui 

seul. Voire un film, surtout lorsque sa moto, prolongement bruyant de 

lui-même, semble en panne sèche chaque fois qu'il lui faut un 

remontant, et repart de plus belle dès que sa bouche est pleine de ses 

savants mélanges.

Pas le mauvais bougre, il est toujours très 

volontaire pour aider, mais il lui manque seulement le mode d'emploi.



Voilà. Après ce loooong conte de Noël, long comme 24h de voyage 

Indien, je prépare le prochain article du blog, avec davantage de 

photos... ( des vraies, des belles...) dont voici un bref apercu:


Bodhgaya


Mariage a Allahabad

Varanasi

Le Taj Mahal a Agra

Jaipur

Udaipur

Chittorgarh

Khajuraho

Je vous souhaite à tous une excellente année 2012, et vous joins un 

peu du soleil qui brille ici.

vendredi 16 décembre 2011

PRETS POUR LES CLICHES?



Au propre comme au figuré. Pour les photos, mais aussi pour les
commentaires, qui ne peuvent que répéter tout ce que vous avez déjà
vu et entendu au sujet de l'Inde: Inde éternelle, crasse, horreurs et
splendeurs, misere, pollution, bruit insoutenable, crasse, mendiants, foule,
soleil, odeurs, moyen-âge, super technicité, crasse (comment ca l'ai
déjà dit?), tout y est.

Delhi Qtab minar


Quand on entre dans la salle d'eau a tatons sans savoir que la douche chauffe, ca peut etre un poil dangereux...
Les eleves de Sonu











T'es gonfle Rishi!

Les chapatis cuisent sur le bord brulant

Je n'oserai jamais me faire nettoyer les oreilles avec un truc pointu au milieu de la foule qui bouscule...

En attendant le client...

Le flambant neuf metro de Delhi, qui jure tant avec le reste
Cours de gym
Chez Rishi

Au debut, comme je ne savais pas quoi jmanger, je commandais comme mes voisins
Une seconde apres la photo, il a saute sur mon sac pour me le piquer. 

A Jammu, lors de leur pique-nique, ces femmes nous ont invites
On dirait de petites poupees, mais ce sont des geants

Temple au bord de la riviere a Jammu
Oui, c'est pas super propre, mais je ne resiste pas a un verre de canne a sucre

Vue de ma chambre a Darhamsala
Ils ont meme des chiens tigres! Mais il parait qu'il est peint.

Concentration. Dans quelques instants, elles vont rencontrer le Dalai-Lama...



Pendant que les moines se choisissent des petits sacs a main, les femmes  bossent...


A mon arrivée à Delhi, je suis accueillie dans la famille Sikh de 


Sonu. Quartier pauvre de l'ouest de la ville, de l'eau une heure par 
jour pendant laquelle elle remplit des récipients, appartement 
partagé avec ses beaux-parents qui lui mènent la vie dure, elle tente 
de venir en aide aux femmes qui une fois mariées sont esclaves de leur 
belle famille, et aux enfants qui n'ont pas les moyens d'aller à 
l'École: uniforme, cahiers, livres, stylos...
 Elle donne des cours 
dans un escalier sombre, et essaie d'avoir un statut officiel pour 
ouvrir une classe qui soit reconnue et valide ses enseignements.
Si elle leur donne le meme enseignement qu'à son fils, Jolly, 7 ans, 
qui est parfaitement bilingue et le plus rusé petit fripon que je 
connaisse, ils auront de quoi affronter la vie...



La ferme de Mr Sing a Amritsar
 Mais j'ai plusieurs jours à passer en ville pour régler les habituels 
questions, carte téléphonique, internet, change, adaptation de la 


"garde-robe", et après deux nuits, je change lâchement d'hôte, et me 
rends chez Rishi dans les riches quartiers sud.
Tous les contrastes de l'Inde s'illustrent en ce changement. Je passe 
d'une cave humide sans fenêtre, à une spacieuse maison, avec petit 
studio indépendant, salle de bain avec baignoire en marbre, Rishi, ses 
luxueuses voitures et ses nombreux serviteurs. Le parfait refuge, le 
soir, après une journée passée en ville!
Il me prêtera son ordi une après-midi entière pour faire le blog, 
dans sa paisible salle de méditation-travail, d'où il planche sur les 
horoscopes Indiens, qui sont son gagne-pain.
Merci Rishi. Cette pose préparatoire était nécessaire à ma future 
immersion...

Ses chameaux

L'une de ses trois piscines

Le jardin

Il y a des moustiques dans la chambre. Mais alors que je songe a demander a Mr singh s'il a quelque chose pour en venir a bout, je me rappelle que les Sikhs ne tuent pas le moindre animal ou insecte. Ouf j'ai evite la boulette!
Mais le lendemain, au cours d'une conversation, il m'apprend que des chiens sauvages ont bouffe son ane prefere.
Un matin, il n'en restait que la moitie. Il s'est alors poste un soir avec ses hommes, et en a tue 18. Et il a la ferme intention de recommencer.
C'est interdit, mais les fermiers des environs, au lieu de le denoncer, ferment les yeux, car ca les arrange bien.
Rue d'Amritsar
 Je me rends ensuite à Jammu, lieu de pélerinage Hindou, où m'attend 
Aljay, que j'avais rencontré quelques jours plus tôt dans un parc de 
Delhi, où il était venu assister aux enseignements de son gourou.
Il me fait une visite guidée de tous les temples de la ville, avec 
explications et histoires de tous les dieux. Je ne retiens pas 
vraiment les noms, mais les histoires en gros, et leurs 
représentations.
Le soir, nous allons manger et dormir dans un ashram sikh. J'ai la 
chance de ne pas mourir étouffée par la poussière présente dans la 
chambre, et d'avoir des bouchons d'oreille à l'épreuve des chants de 
prière qui débutent vers 2h du matin, et s'enchaînent sans 
discontinuer jusque tard dans la matinée, car ils se relaient en 
direct.

Le temple d'or

Meditation face au temple

J'attends ma pitance a la "cantoche"

La nourriture defile
Hmmm, aujourd'hui y'a du super porridge pour le dessert!

Vaisselle, les assiettes volent!

Ca, c'est juste l'atelier epluchage des oignons pour le diner...
 Aljay me propose de me rendre à Srinagar, départ de nombreux treks, 


mais la saison est déjà bien avancée, je crains d'y souffrir du 
froid, et n'ai pas envie d'une marche qui tourne en rond...

Je décide alors de me rendre à Daramsala, pour une petite visite au 
village du Dalaï-lama. Il est présent dans le village, mais je ne 
resterai pas assez longtemps pour le croiser. Sa présence est 
néanmoins tangible, par la présence de nombreux moines et de 
nombreuses personnes venues le rencontrer.

J'en profite pour faire une petite visite à un médecin Tibétain, 
vieillard cacochyme, dont j'espère durant mon attente qu'il survivra 
jusqu'à l'appel de mon numéro (29), pour l'auscultation rapide de mes 
pouls.. 5mn plus tard, je ressors munie de plein de petites boulettes 
de plantes super dégueu, à prendre pendant deux mois, 4 fois par 
jour. Bien fait!
La veille, faisant la queue pour obtenir ma planchette de bois avec un 
numéro de passage, je rencontre Frédérique, puis Mireille, deux 
Françaises avec lesquelles je passe d'agreables moments avant de 
quitter le village. Je leur confierai quelques affaires à ramener en 
France.

Quand je parle de village, il s'agit surtout d'un ammoncellement 
d'hôtels qui se grimpent les uns sur les autre à flanc de montagne. 
Ainsi que de centres d'apprentissage de massage, médecine 
ayurvédique, yoga, le tout dans l'anarchie la plus totale.
Donc un petit massage Tibétain histoire de repartir sur de bonnes 
bases, et je file vers Amritsar.

Apres dejeuner, quoi de mieux qu'une petite sieste?



Dans le "temple d'argent", petit frere Hindou du temple d'or


Trop long a expliquer, mais l'histoire est super
 Bon, je file, c'est une façon 
de parler, optant pour mes déplacements selon les cas, entre train d e 


nuit ou bus de jour. Sachant que pour rejoindre une ville distante de 
moins de 300km, surtout en région montagneuse, il faut souvent compter 
sur environ dix heures de trajet d'un bus déglingué et bondé, au 
Klaxon strident utilisé de manière quasi continue. Quand je dis 
klaxon, il faut imaginer un truc bien différent de nos Klaxons 
Européens. Un truc super puissant et super aigu, qui te vrille les 
tympans, te fait vibrer les dents, et de donne l'impression que tu as un œil qui va sauter de son orbite. 
J’en serai quitte pour une nouvelle paire d’oreilles a mon retour...





A Amritsar, je suis heureusement hébergée dans la fabuleuse ferme de 


Mister Singh, à une douzaine de kilomètres du centre. (Pour 


simplifier, en gros tous les Sikhs s'appellent Singh).

Il y accueille 


gratuitement tous les couchsurfeurs se présentant à lui, en leur 


offrant chambres individuelles avec salle de bain, autour du patio 


Et c'est si bon de s'y détendre, après le fracas de la folle Amritsar!


Il enverra meme une voiture me chercher, alors que je rentre de nuit, 

faisant les derniers kilomètres à pieds, car j'ai planté là un 
rickshaw qui me demandait soudain 10 fois le prix de la course! 
Les 
pompistes de la station où ça s'est passé, ont gentilment passé un 
coup de fil à mon hôte. Mais la voiture envoyée et moi nous loupons, 
et lorsque je rentre, je me fais enguirlander pour avoir marché de nuit 
sur les chemins de campagne, en sandales qui plus est.
 Car le danger, 
m'explique-t-il, est le passage de nombreux serpents qui se déplacent 
d'un champs à l'autre, et sur lesquels je risque de marcher dans le 
noir. Oups!


Mr Singh et l'un de ses chevaux...

Les femmes font la queue pour une baignade sacree a l'abri des regards

Sont-ils pas impressionants les Sikhs?


A Amritsar, visite du temple d'or, et nombreux repas pris dans le 
temple, où toutes les demi-heures environ, se succèdent les services, 
de l'aube jusqu'au soir.
 Quelques 20 000 à 60 000 repas sont servis 
chaque jour gratuitement aux pélerins!

 Une organisation titanesque et 
sans faille de la part des centaines de bénévoles qui oeuvrent chaque 
jour aux repas, et nettoyage du temple, dortoirs, chambres...
Mais je suis bien contente de ne pas y dormir, même si deux autres 
Françaises, rencontrées dans le taxi partagé qui se rend à la 
frontière Pakistanaise, me déclarent y avoir passé un bon moment.

On me demande parfois, meme en dehors des temples, si je fais un 
pélerinage. Et après avoir cheminé jusqu'à Rome, fréquenté tant 
d'églises orthodoxes (Grèce, Géorgie, Arménie), de mosquées, de 
temples Hindous, Sikhs, Boudhistes, on peut voir les choses comme ça. 
J'aime bien l'idée d'être un pélerin multi-religions...

Où Dieu serait, vous que je rencontre, vous qui me lisez, tous les 
autres, la terre qui porte mes pas et nous supporte tous, et puis tout 
le reste. Une religion sans prêtres et sans pouvoir, sans écrits, 
sans dogmes. Faut voir... ;-)


Un moyen d'essayer d'eviter la mort des foetus feminins...

Envie de faire une pause, mais ce jardin ne me dit rien. Je continue une cinquantaine de metres...

Et dans ce jardin la, on balaye l'herbe et la coupe aux ciseeaux! L'Inde quoi.

Les soldats de la frontière
 Mais revenons à la cérémonie quotidienne de fermeture de la 
frontière Indo-pakistanaise, à une trentaine de kilomètres de la 


ville, et à laquelle des centaines de personnes se rendent chaque 
jour, un grand moment!
Foules bigarrées de chaque côté, qui scandent dans la joie, des 
slogans se répondant, Pakistan bla-bla-bla.../Hindoustan bla-bla-bla, 
orchestrés par des "chauffeurs de salles", alors que les petits 
soldats rivalisent de défilés belliqueux et clownesques!

Après ce sketche inénarrable et un dernier repas au temple, train de 
nuit, le genre où tu réserves une couchette dans le compartiment de 
huit, et ou tu te retrouves avant même le départ à 14 ou 16.
Mais prenant soin de réserver une couchette en haut, et aidée par mon 
statut de touriste, j'ai le plaisir d'y dormir seule. Enfin, dormir... 
Toutes les heures, le train s'arrête interminablement quelque part, et 
les marchands ambulants défilent dans les compartiments en hurlant 
"tchaï! tchaï!" ou "café! Nescafé!".


Cote Pakistanais

Cote Indien
 Je reste quelques nuits chez Kiran à Dehradun, sur le chemin de 
Naïnital qui demande plusieurs jours de voyage.
 Elle est aux petits 


soins pour moi, cuisine sans relâche des plats délicieux, ses fils me 
font visiter la ville et les environs à moto, et Anu m'accompagne 
même à Rishikesh, mais je ne sais que penser réellement de la 
famille, dont je ne suis pas certaine d'avoir compris les intentions...

A Rishikesh, village qui a vu les Beatles écrire leur album blanc, je 
fais ma première rencontre avec le Gange, avant qu'il ne se pollue 
d'avantage au cours des villes traversées.

Ici, en plus des hôtels, les ashrams se succèdent, retraites, 
sessions de yoga, gourous, mendiants, et pièges à gogos...
Mais les plages des rives sablonneuses produisent néanmoins 
une ambiance particulière, propre au repos et à la méditation.


Dehradun

Le monastere boudhiste de Dehradun


Dans le parc du centre de recherche et etudes sur la foret, arbres magnifiques

Kiran en cuisine. Hmmm!

Anu et sa moto

Ca change des traversees de sangliers Ardechoises...

Les singes de Rishikesh
 Je ne m'attarde pas, encore une fois, car Deepak, jeune homme 
rencontré dans l'avion pour Delhi, qui rentrait chez lui après un an 


de travail en Iran, m'attend à Naïnital.
Nous nous loupons suite à des problèmes téléphoniques le premier 
jour, et je me balade seule dans la ville, ce qui me vaut d'être 
invitée à l'un des nombreux mariages, dont c'est la pleine saison.

Puis, avec son ami Sumit, ils m'accompagnent partout avec leurs motos, 
insistant toujours pour payer quasiment tout, sous prétexte que si je 
ne l'avais pas rencontré, je ne serais pas là!
 Nous passons de très 
bons moments, puis je les quitte pour me rendre à Lucknow.




Pas le temps de faire secher mes affaires apres une baignade habillee, je ne tremperai donc que mes pieds dans le Gange!

Les plages du Gange





Fin d'apres-midi a Rishikesh
 Voici maintenant un mois que je suis en Inde, et il est très 
difficile de me faire une opinion générale. Le pire côtoie le 


meilleur sans cesse. Entre tentatives d'arnaques systématiques et 
grande générosité, les Indiens sont mulptiples, par le nombre comme 
par le comportement. 
Même dans une grande ville comme Delhi, si vous 
êtes perdu et n'avez pas de téléphone, il se trouve toujours 
quelqu'un, marchand, policier..., qui vous prête le sien, se 
renseigne, et vous remet dans le droit chemin.



 Côté drague, le plus apparement innoffensif des veillards n'est pas plus fiable que des jeunes gens dont je pourrais être la mère. 
Difficile, après avoir écarté tous ceux qui vous adressent la parole pour vous vendre 
quelque chose, de déterminer d'emblèe ceux dont les intentions sont 
totalement désintéressées.
 Si si, il y en a!

Le lac de Nainital



Les gamins du mariage font la queue pour que je les prenne en photo


Les danseurs s'eclatent...

...entraines par la folle gaite de la fanfare!

Le marie, barde de billets neufs

La famille de la mariee

De nombreux rituels emaillent la ceremonie

Mais pouce! Le marie recoit un appel

Ils n'ont pas l'air ravis de ce qui leur arrive...

Dernieres recommandations

Et bien sur il faut danser. Mais je m'eclipse rapidement, car ils ont la danse un peu violente

Lorsque la mariee s'eloigne en voiture, la maman pleure

On peut trouver absolument tout ce qu'on veut en mini-doses

Et l'alcool s'achete derriere des grilles

J'essaie de mettre à profit cette longue période sans marche pour me 


renseigner sur les possiblités ultérieures.
 Car entre les endroits 
où on m'a déconseillé de marcher car la population y est réputée 
dangereuse, ceux où il y a des tigres, des éléphants et des 
léopards, comme la région d'Halwani, qui me tentait bien, et tout 
simplement tous les endroits où il y a des singes (particulièrement 
agressifs), ça laisse pour l'instant peu de choix...



Sans parler des regions ou toute l’eau que je pourrais trouver presente des risques chimiques importants, et dont les villages ne possedent meme pas un mini-market ou acheter de l’eau en bouteilles.

Mais je ne renonce pas pour autant, et espère bien me ménager un mois 
de marche ouest-est avant de quitter le pays! Touriste normal dans des 
coins hyper-touristiques, n'est pas réellement un statut que 
j'apprécie.

Mais je me dis que comme je ne vais pas y revenir tous les trois jours, 
autant en profiter!


Avec Deepak et Sumit dans une grotte a Nainital

L'un porte mon sac a dos, l'autre me porte

Au loin, le Nepal


Visite du zoo d'altitude de Nainital

La tigresse



Et que je te melange tout ca a la main dans un seau, mais c'est trop bon!

Le paisible lac de Naukutiyatal

Et c'est parti pour un tour de cygne rose!




Panne d'essence? Donne-moi la main, je te tire!

On se passe le telephone, on le garde entre les dents, on discute, on mange, la moto, c'est un peu comme a la maison


Bien tentant, mais décidément la baignade habillée ne me dit rien
 Lors de mes voyages en train, lorsqu'il a par exemple quatre heures de 
retard, je me finis par me faire des chouettes potes, qui me donnent 


des estimations sur le temps restant.
 Des gars du genre qui rotent, 
pètent, toussent, raclent, crachent du jus tout rouge avec beaucoup d'entrain, et se grattent les c... (il faut dire que ça a l'air d'être le sport national).

 Et pendant qu'ils jettent par la fenêtre, gobelets, emballages et tout ce qui leur tombe sous la main, ils me regardent interloqués entasser mes peaux de bananes et gobelets dans un sac poubelle.
 (Je suis au regret de vous annoncer que ce que vous evitez soigneusement de balancer dans la nature pendant environ un an, l’est sans doute une fois par jour en Inde. Et que ceux qui veulent visiter le pays ne se pressent pas, l’Inde eternelle a l’air de vouloir le rester encore un bon moment!)


Bon, ils sont sympas, ils s'abstiennent de rigoler. Je crois qu'ils sont tellement étonnés de me voir là! Il est vrai que je n'ai encore jamais rencontré d'autres touristes étrangers dans les nombreux bus et trains de nuit, où pour environ 3-4€, tu as l'immense privilège de passer 12h d'une nuit haute en couleurs, ou d'une journée disons... très vivante.


Je ne sais pas comment se déplacent les autres touristes. Ou peut-être ne suis-je pas sur des itinéraires habituels.

A Lucknow, c'est la fin d'une importante fete musulmane




Chiens sacres, mais pas pourtant soignes

Quant aux humains, beaucoup ne sont pas vraiment en meilleur etat. Je ne sais comment il se fait qu'il y ait autant de cul-de -jattes. Quelqu'un a la reponse?


L'eau

Pique-nique dans le parc? Bof





Le marche special cacahuetes

Et de sa main libre, la maman tient le petit dernier, pas loin d'etre un nouveu-ne. (Alors qu'est-ce que vous attendez Celio et Dominique pour me rendre une petite visite en Inde avec Thais? Un coup de moto et hop!)


Saison des chataignes. Ils les vendent toutes epluchees, mais je ne sais pas trop pourquoi, je n'ai pas confiance

Universite

Coiffeur-barbier de luxe

La classe en dessous





Ici, les musulmans, ca rigole pas. Ce qui ne les a pas empeches de m'inviter a manger un repas communautaire a l'arriere d'une petite mosquee, avec les femmes. Le tout sans un mot ni un sourire, mais en veillant toujours a ce que mon assiette soit pleine et que je ne manque de rien. Moment etrange.
Le quartier, qui ne voit jamais un touriste, ni meme un non-musulman, est cependant truffe de militaires. Un petit tas tous les 100m environ. Ca ne doit pas toujours etre aussi calme...

Beaucoup de policiers et militaires dans l'ensemble, mais les uniformes et armes ne semblent pas obeir a une regle  commune.






Le cerf-volant est roi ici. Mais beaucoup finissent dans les lignes electriques anarchiques...

Depuis le moment ou j'ai commence a faire cet article du blog et aujourd'hui s'est ecoule beaucoup de temps, de photos (dont de nombreuses, Patna et une partie de Bodhgaya, bouffees suite a un virus sur ma carte sd dans un cafe internet), et de visites...
Dont Bodhgaya, Varanasi, Allahabad, et me voici en direction d'Agra.
Prochainement, je l'espere, un court reportage sur "survie dans les ch... du train pendant huit heures..."
En attendant, bonne lecture, et a bientot!