jeudi 20 octobre 2011

En attendant mon visa Indien...


First, a short resume for my friends from Turkey, Iran, Georgia, Armenia, England, Poland, Czcek republic, South America, United States, Canada, and so and so…, who are following this blog without understanding anything ;-), but still keep in touch with emails, and give me encouragements:
I’m in Tehran right now, waiting for my Indian visa.
I walked two weeks in Alborz mountains, which are beautiful, and visited a lot of towns on my way.
As soon as I can leave Tehran, I go to the south, to see Esfahan, Yazd, Persepolis, and leave the country before the 11/11/11, from Shiraz to India. (I hope)
For those who still didn’t come to Iran, you have to! ;-) It’s a beautiful country, with nice, hospitable and clever people. Cultural life is intense, and you’ll love it!
If I have enough time, I’ll try to walk for a few days in the desert around Esfahan, depends of my next visa…
So thank you to all of you for following this blog, and see you, may be soon, on the roads…

And now, with the help of Mahdi some words for you, Iranian readers:


و حالا، با کمک مهدی با شما خوانندگان ایرانی چند کلمه ای همراه می شوم.

در ابتدا چکیده ای از سفر را برای کسانی که این وبلاگ را دنبال می کنند (و به خاطر نوشته شدن این وبلاگ به زبان فرانسوی، چیزی از آن متوجه نمی شوند) بیان می کنم. دوستانی در ترکیه، ایران، گرجستان، ارمنستان، انگلستان، لهستان، جمهوری چک، آمریکای جنوبی، آمریکا، کانادا و ... با ایمیل در تماس باشید و مرا دلگرم کنید:
در حال حاضر در تهران هستم، در انتظار ویزای هند.
دو هفته در کوه های زیبای البرز پیاده روی کردم و شهرهای زیادی را در مسیرم دیدم.
به محض اینکه بتوانم، برای دیدن اصفهان، یزد، پرسپولیس (تخت جمشید) به جنوب خواهم رفت و تا قبل از 20 آبان 90 (11 نوامبر 2011) شیراز را به مقصد هند ترک می کنم. (امیدوارم که بتوانم)
کسانی که تا به حال به ایران نیامده اند، باید این کار را بکنند! کشوری زیبا، با مردمانی عالی، مهمان نواز و باهوش. زندگی بسیار سنتی که عاشقش خواهید شد!
در مدت زمان کافی که در اختیار دارم قصد دارم چند روزی در کویر اطراف اصفهان سپری کنم که البته بستگی به گرفتن ویزای بعدی دارد...

در نهایت از همه شما متشکرم که این وبلاگ را دنبال می کنید و شاید شما را به زودی در جاده ها ببینم...


Me voici a Teheran.

 Apres l’obtention de mon extension de visa Iranien pour un mois, et les papiers fournis par l’ambassade de France, j’ai fait une demande de visa pour l’Inde, car comme prevu, la France n’a pas voulu me fournir la letter de recommandation pour le Pakistan, que j’ai pourtant essaye de demander d’un air tres degage et naturel. Mais ca n’a pas pris.
Me voici donc, après une petite escapade au Kurdistan, sagement installee pour un bon moment dans un café internet, esclave du debit ralenti par les anti-filtres. Donc, en attendant le chargement des 12 millions de photos qui se sont entassees dans mon appareil, petit retour en arriere…

Pain
Pas facile décidément d'obtenir des informations pour marcher seule
dans la montagne. A Tonekabon, ma couchsurfeuse a tenté de
téléphoner à la fédération de montagne. Il lui est répondu
qu'elle ne doit surtout pas m'aider! Que s'il m'arrive quoique ce soit
sa responsabilité sera engagée. Et qu'eux même se refusent à me
donner toute information, afin que leur responsabilité ne soit pas
engagée! Et d'abord pourquoi cherche-t-elle a m'aider? Comment me
connait-elle? Qui est-elle? Qui suis-je? Et ai-je un permis pour
déambuler ainsi dans la montagne?
Bref, je conseillerais d'éviter toute relation avec un quelconque
organisme officiel...
Même chose pour une cs ayant essayé d'aider un hôte pour la
prolongation de son visa. Pourquoi l'aide-t-elle? Comment le connait-
elle? Sait-elle qu'elle n'a pas le droit d'heberger des étrangers?
Hmmmmm...


Adieu la mer
Plusieurs mails plus tard à des cs grimpeurs ou marcheurs, j'obtiens
vaguement la bête information recherchée: est-il possible de
traverser la montagne entre tel et tel village, google restant muet sur
une partie de l'itineraire prévu. Reponse: Oui. Allez, c'est parti!
La météo comme toujours dans cette région ne s'annonçant pas très
stable, contrairement à mon envie première, je rejoins la montagne
par un peu de stop, pour ne pas affronter plusieurs jours de pluie
avant le passage du col.


Rebonjour la montagne
Et finalement, une très bonne piste relie les deux versants. Trop
fastoche, il n'y a qu'à suivre le chemin! Le seul problème étant que
suite à un manque de sommeil et une perfide climatisation en ville,
j'ai choppé la crève. Et le jour où j'attaque la grosse montée,
j'ai une fièvre de cheval, je ne peux pratiquement plus parler ni
respirer.
A celà s'ajoute un vent comme je n'en ai jamais vu. De face
évidemment. Ne surtout pas le laisser me prendre de travers, car avec
la prise qu'offre mon sac, je mets plusieurs mètres avant de pouvoir
me stabiliser. Et au bord des ravins, c'est pas terrible...

Les Iraniens adorent pique-niquer, et choisissent des endroits magnifiques. Enfin... avant leur arrivee...
En chemin, petit pose dejeuner avec les ouvriers qui font des travaux dans un village.
Donc cette montée dont je me délectais à l'avance, s'avère un
cauchemar. La maladie et le vent me coupent le souffle, dont j'ai
pourtant grand besoin pour les quelques 900m de dénivellée, qui me
mèneront au vieux caravansérail, à 3200m.
Heureusement que de petites anecdotes viennent toujours égayer les
journées. Ici, ce sera la rencontre avec un vacher, qui tentera tout
pour me faire renoncer ou m'aider.


Je campe dans le froid et le vent? Ou je descend chercher une maison 400m plus bas, qu'il me faudra remonter demain matin, et ajouter a l'etape du jour? Je descends!

Iman ses parents et ses freres m'y accueilleront.
On fait une balade autour du village, mais il ne fait vraiment pas chaud!
Tout d'abord, n'en croyant pas ses yeux, il me demande de m'assoir au
bord du chemin avec lui, pour lui expliquer ce que je fais là. Puis
évidemment, il me demande de renoncer, et de le suivre chez lui pour
me mettre au chaud et passer la nuit. Mais il descend avec ses vaches,
alors que je monte depuis plusieurs heures, pas question pour moi de
redescendre.
Il propose alors de m'accompagner. Mais je ne veux pas non plus le
dérouter, et refuse.
Je reprends ma pénible lutte contre le vent, et mon ascencion. Il me
rappelle, mais je ne l'entends pas avec le vent, il me rattrappe
alors, et me propose de la nourriture. J'ai ce qu'il faut. Je repars.
Il me rattrappe encore, en brandissant une hache. Tiens, c’est nouveau ca! 


Je pense qu'ils ont la plus petite mosquee du monde...

Ben voila. La methode quand tu veux te rechauffer 5 mn, tu fous le feu a la pampa!
Il veut absolument
que je la prenne! Je ne sais pourquoi. Sans doute contre les loups...
C'est exactement ce qu'il me faut pour alléger mon sac à dos! Je
refuse encore.
Et là, j'ai honte, et je me dis que je dois vraiment faire pitié, car
il me rejoint encore une fois, sortant de sa poche des liasses de
billets, insistant pour me les donner, sans doute pour pouvoir
m'offrir un hôtel ou un repas lors de mon retour à la civilisation
deux ou trois jours plus tard...
A son grand désespoir je refuse encore, et la mort dans l'âme il me
laisse continuer mon chemin, et repart vers ses vaches, en compagnie
de son terrible chien, qui pendant tout ce temps ne  rêvait que de me bouffer
toute crue, et qu'il a eu le plus grand mal à retenir.


Oh oui, ca doit bien etre la plus petite, on tiens a peine a deux.

Quelques minutes plus tard, ne disposant pas de miroir, je décide de
fêter les 3000m, avec un petit autoportrait, histoire de voir la tête que
j'ai, pour provoquer tant de sollicitude!
Même prendre une photo est très difficile. Ça bouge trop, et je me
gèle les mains.
J'avance au râlentit, mais comme toujours avec la marche, quelque soit
la vitesse, et tant qu'on tient debout pour mettre un pied devant
l'autre, on finit toujours par arriver en haut de la montagne. Ca marche a tous les coups!


Bon, ok, je comprends qu'on me prenne en pitie!
Me voici donc enfin devant le caravansérail désert, et je peux m'y
réfugier pour déjeuner.
Je me demande alors si j'y passe la nuit, ou si je tente la descente
jusqu'au prochain village.
Mais il y fait bien froid, je suis déjà congelée par le vent, et je
ne suis pas certaine d'arriver à me réchauffer. Bien que je puisse y
faire du feu. Ayant repris quelques forces en mangeant, je préfère
finalement tenter ma chance en descendant, car il n'est pas encore
très tard.


Cheminee d'une chambre du caravanserail
C'etait beau la-haut, mais je ne suis pas mecontente de redescendre.
Et au village, après m'être écroulée au soleil et à l'abri du
vent, je dors un moment avant de me mettre en quête d'hospitalité.
Je croise plusieurs personnes, mais je trouve les hommes de ce village
plutôt barbus. Signe de grande religiosité. Ce qui signifie pour moi,
port du foulard même dans la maison, voire même la nuit, si la pièce
où dormir est partagée entre hommes et femmes. Je finis pourtant par
m'adresser à l'un deux, qui me trouve immédiatemment une famille
hôtesse.
Et j'y passerai une soirée et une nuit presque réparatrices, malgré
la prière de quatre trente du matin... suivie de près par le lever
pour la traite des vaches et chèvres ect...


Piche bon
Dans la soirée, la pure jeune fille de la maison, qui se marie dans
deux mois, m'a montré sur son téléphone, la vidéo prise par elle,
d'un loup, qui s'étant sans doute aventuré trop près du village,
s'est fait attaquer et tuer par les chiens. Ça n'en finit pas, et elle
coupe enfin le film où l'on voit cette pauvre bête agonisante,
harcelée par les fauves déchaînés.
Sympas les loisirs dans le coin!


Aurevoir Piche bon, perche la-haut a 2700m. Mais comment ils font pour vivre la?

La descente sera longue

Dans ce genre de paysages, je me demande toujours ou sont les Indiens!
Pas de signaux de fumee, pas de fleches...

Ici comme autour de la Caspienne, on cultive le riz.

Ils sont tres fiers de leur riz. La preuve, on en mange trois fois par jour!
Quelques villages plus loin, je fais un détour pour admirer la
principale chose qui m'a fait choisir cet itinéraire, le château
d'Alamut, dans la vallée des assassins!
16km aller-retour, par une petite route peu fréquentée, ça baigne.
Je ne savais simplement pas que ça représentait également encore
quelques 900m de dénivelée depuis le fond de vallée où je me
trouve... Toujours malade, les derniers 200m de montée par des
escaliers de pierre ont failli avoir ma peau. Le retour s'annonce long,
même en descente.


Apres une journee de dur labeur
Ce genre de labeur...
Mais comme toujours, une rencontre sous forme de fable m'attend.
Au sommet du château en cours de restauration, je croise l'un des
ouvriers, nous échangeons quelques mots, et il me demande l'heure.
Une heure et 200m plus bas, alors que je fais une pause et récupère
mon sac que j'avais lâchement abandonné à mi-chemin, le même homme
descend en boitant, il s'est vraissemblablement fait tomber un gros
rocher sur le gros orteil. Une touriste Tchèque se trouve là, mais
comme elle ne pas pas un mot de Farsi, il me demande de le soigner, et
de lui donner un remède. Il retire sa chaussure, sa chaussette,
insiste pour que je touche, “nah mersi”, il a peur que ce soit cassé. Je
n'ai dans ma pharmacie que de quoi me recoudre en cas d'urgence en
solitaire, et du Doliprane. Je lui donne donc un doliprane et de
l'eau, et lui fais prendre tout de suite, en lui recommandant d'aller
voir un medecin.


Le chateau d'Alamut.

Peu de choses a voir a l'exterieur, tout se passe en profondeur sur plusieurs niveaux!
Mais il m'en demande un deuxième. Ok, vas pour un deuxième.
Puis il m'en demande plein, il les veut tous, c'est à dire les
quelques sept cachets qui me restent, que je trimballe depuis bientôt
un an, et dont je viens d'entamer avec parcimonie la réserve ces
derniers jours. Je lui baragouine en ptit nègre Farsi que je suis
malade, que j'en ai besoin aussi, et que je ne suis pas médecin ni
pharmacien. Il insiste encore et encore, et je dois lui crier dessus
un grand coup, du style Ooohhhh ça suffit maintenant! pour qu'il
arrête. Ça marche. Il s'arrête net, et et repart.



Quelques deux heures (j'ai rencontré entre temps un couple de Chinois
et leurs guides, car les rares touristes du coin se voient imposer
deux guides pour leur visite), et cent mètres plus bas, alors que je
traverse le village que le château surplombe, je rencontre encore le
même homme. Il m'offre un thé pour me remercier. Je le suis donc chez
lui, où sa femme me propose aussitôt de rester manger et dormir. Il y
a même une douche, et alors que je me lave, leur fille vient même me
frotter le dos. J'ai passé un excellent moment dans cette famille
assez rigolote, dont les femmes et voisines se racontent apparement
des blagues plutôt salées aux quelles je n'ai rien compris, hormis
des gestes éloquents...


Typique d'un interieur classique. Deux pieces. Une avec cuisine (hommes ou femmes), et une autre, dans laquelle on range les matelas et couvertures pour la nuit (femmes ou hommes)

Et cette rencontre à épisodes m'a également fait penser à certains
contes pour enfants. ( Comme Pouïchor, n'est-ce pas, Solange? ;-) )
Mais d'une maniere générale, dans ce petit coin qui voit passer
quelques touristes, les habitants ont tendance à demander
systématiquement des remèdes aux étrangers, qui ont l'habitude de
trimballer des valises de médicaments!
Et zou, c'est l'automne!


La vallee des assassins (chercher infos assassins valley dans ggogle) Quelle idee d'aller assassiner tout le monde dans une si belle vallle...


Frustrant de ne pouvoir montrer qu'un dixieme de ce que je vois, qui n'est qu'un centieme de ces montagnes, qui ne sont qu'un vingtieme du pays... ect...
Je ferai également un détour par le lac Ovan, qui me déçoit, et
dont je repars en voiture, car je comptais y camper mais il fait trop
froid, avec trois jeunes couples de vacanciers Iraniens, qui m'invitent
à Esfahan lors de mon prochain passage. Ils me déposent dans un
village, mais il fait déjà nuit, trop tard pour demander
l'hospitalité. J'y campe donc, et passe une très fraîche nuit. Et
oui, l'automne est là. Il est temps de mettre le cap au sud
Le lac Ovan
Depechez-vous pour le visa, ces gens m'attendent a Esfahan!

Conception du camping: le plus pres possible de la voiture.
Il me faut d’abord aller à Teheran pour la prolongation de mon visa, et la
demande du suivant. Les petits chemins et routes peinards sont termines, mais j'ai encore un peu de temps devant moi, et d’autostop en autobus, je
fais des petites pauses en couchsurfing à Qazvin et Karaj.
A Qazvin, alors que Termeh, ma cs, me fait les honneurs de sa ville,
elle tient à me faire visiter l'une des anciennes citernes, désormais
vides. Mais celle-ci semble fermée. Elle persévère, sonne, frappe,
appelle, et en bas du grand escalier qui dessert le réservoir, un
homme apparaît, peu disposé à nous ouvrir. Elle explique qu'elle veut
juste montrer le lieu à une amie touriste, il ouvre alors et déclare:
Ok, 5mn!


Musee de Qazvin
Celui-la. je l"adore!

Quand la vie te donne des citrons, fais de la citronnade!

Qazvin

Bazard

Si vous faites la tete, vous voyez ce qui vous attend?
C'est super bon, y'en a plein la montagne, mais je ne crois pas qu'on ait ca chez nous. Dans les montagnes, a l'automne, des fruits partout, hummm

Interieur d'une maison bourgeoise

Le sous-sol, ou se trouvaient les cuisines, et qui permettait de se tenir au frais l'ete.


Mausolee de Qazvin
Mais qui se tape l'incruste sur ma photo?

Ha oui, je la connais. Tchador obligatoire pour visiter ce mausolee...


Interieur entierement couvert de miroirs




Dans l"atelier, Terme tente quelques notes


Deux heures et un the plus tard, nous quittons ce personnage extraordinaire. Ce
musicien de génie, a son atelier dans ce lieu gigantesque, et il y
invente des instruments délirants. Artiste luthier traditionnel, qui
réalise des merveilles avec incrustations de marquetterie d'une
finesse incroyable et d'une solidité à toute épreuve (résistant à
500kg de pression), il conçoit et crée des choses totalement
inédites. Comme ce tapis instrument, immense, dont nous ne verrons que les plans, car l’objet lui-meme est parti en Turquie pour une serie de concerts chez les derviches tourneurs a Mevlana. Dix personnes peuvent parait-il en jouer en meme temps sans connaitre la musique!!?...

Ou bien ces flutes qui paraissent toutes simples, et qui produisent le son de trois instruments differents. Ou encore le plus petit instrument du monde, environ 5mm sur 5mm, qu”il coince entre ses dents, et joue en se tirant sur la joue. Je ne sais pas si on peut trouver des infos sur lui en France, mais je sais qu’il a un profil facebook. Son nom est: Seyf Alah Shokri.


Enfin un chat Persan!
A Karaj je reussirai meme a prendre un cours de danse avec une princesse deuxieme dan de Tae kwon do, et rencontrerai enfin un chat Persan.
Dans le bazard de Teheran
A Teheran, l’obtention de mon extension sera tres drole (avec le recul…).
Dans un premier temps, accompagnee d’une jeune femme rencontree dans la rue, a laquelle j’avais juste demande mon chemin, et qui m’a accompagnee pour me servir d’interprete, l’extension me sera carrement refusee tout net. Une femme seule? Pas question. Il faut quelqu’un qui se porte garant pour elle!
Donc retour le lendemain avec un ami de mon couchsurfeur, du genre qui a le bras long…
Deja, ce n’etait pas le bon endroit, mais le cerbere qui n’a rien voulu entendre la veille, s’etait bien garde de me le signaler.
Nous traversons donc la ville a la recherche du bon bureau. La, mon compagnon qui n’a pas du tout l’intention de faire la queue, grille tout le monde, fait beaucoup de vent, tchatche a fond, resultat, ok, 15 jours. Comment ca 15 jours? Cette dame m’a offert l’hospitalite en France, je dois lui rendre la pareille, il faut un mois. Ok, va pour un mois. Ce sera prêt dans 5 jours. Houla cinq jours trop long! Il va voir le chef. Tchatche, ils echangent le numero de leurs dentistes, bon, dans 3 jours. Je lui dis que ca ne m’arrange toujours pas, et que j’ai besoin de mon passeport pour la suite des demarches. Rediscussion sur les rages de dents et les abces, bref, mon passeport sera prêt demain matin! Ouf!
Passage le lendemain a l’ambassade de France, ou on me demande ce que je fais la. Quoi, je n’ai pas lu les recommandations du site de l’ambassade? Si je l’avais fait, je me serais bien gardee de venir en Iran parait-il… Et après avoir insiste, encore une fois, le delai pour obtenir les papiers, est passé de 3 jours, a quelques heures plus tard. Non sans avoir experimente un pur exemple d’administration a la Francaise. D’ailleurs, si mon visa indien bloque actuellement, c’est qu’ils sont encore en train d’attendre le fax ou mail d’accord depuis la France. Bon, vous pouvez dire a Nicolas qu’il fasse un peu accelerer le mouvement s’il vous plait? Car ce long sejour dans la capitale est en train de me bouffer mon capital marche, et je n’aurais plus que le temps de faire la touriste dans les villes que je veux absolument visiter avant de partir, et ou des amis m’attendent.
Dans la rue de l'ambassade de France, premiere photo, ok

La deuxieme a failli me causer bien des ennuis...
Me voici au Kurdistan. Quand ils me disent on va pique-niquer en montagne, je crois qu'on va marcher, et accessoirement manger.
J’ai donc quand meme fait un aller-retour dans la petite ville Kurde de Marivan, pour retrouver Shlyr et Leila. Et alors que j’esperais des randonnees dans les montagnes qui bordent la frontiere Irakienne, ce sont d’autres loisirs qui m’attendaient. En arrivant, j’apercois les affiches d’un festival de theatre de rue. Il se termine dans deux jours. Renseignement pris, nous reussirons a assister a plusieurs spectacles, dont un donne par une compagnie Francaise! Je rencontre donc “Les Goulus”, et leur spectacle “Les horsemen”. Qui plus est, je suis invitee a la ceremonie de cloture, ou… ils remportent le premier prix des spectacles etrangers! Des types  supers les Goulus, s’ils passent pres de chez vous, ne les manquez pas!


Mais c'est exactement le contraire. Nous montons une demi-heure charges de kilos de fruits, yaourt, poulet, pains, boissons diverses, legumes, marmites, et faisons une pose yaourt pain pres de cette source.

Puis. l'endroit ne leur plaisant pas, nous redescendons tout, et finirons par pique-niquer plusieurs heures plus tard, sur la terrasse du potager du pere d'un des participants. Et c'est parti pour le barbecue!


Hum, les brochettes preparees par Shlyr!


Et lorsque nous rentrons, assez tard, j'ai la surprise de decouvrir que toute sa famille m'attend pour l'interrogatoire en regle: enfants, age, pourquoi ici? pourquoi marcher? Ben en fait, j'suis venue en bus...

Shlyr me prete un costume traditionnel feminin Kurde. Mais c'est celui des hommes que je prefere. Trop classe! J'en essaie un aussi, super confortable, mais vous ne verrez pas les photos, ca ne sied pas a mon genre de beaute ;-)

Je prefere mille fois le voir porte par les fiers Kurdes!
Alors que j'attends les Francais et leur spectacle de rue, un attroupement se forme, et les responsables du festival, finissent par me faire entrer dans un batiment, alors que quelques enfants nous suivent encore.

Un des Goulus sur son cheval

Ils aiment le theatre a message et engagement (comme celui-ci), et sont restes perplexes devant le spectacle Francais qui n'etait la que pour faire rire. Le concept leur echappait totalement.


Des tous ptits ils portent le costume
Sont-ils pas fiers, hein?

Et nos Francais avec leur trophee et leur costume Kurde, sont pas peu fiers non plus ;-)

Waouh!
Hier soir reunion couchsurfing dans un parc de Teheran, encore des gens passionants, Mahdi le photographe, un guide de haute montagne qui m’apprend des trucs sur le Damavan, sommet de l’Iran dominant la ville, Masoud qui me donne sa carte prepaye pour l’Inde, bref, encore une brochette interessante…
Un peu de tapis Persans du musee du tapis a Teheran
J’aime bien Teheran, malgre sa pollution ses bouchons et sa puanteur, et y suis hebergee par un couchsurfeur qui travaille et voyage beaucoup, ce qui me laisse beaucoup de liberte, et me donne l’occasion de me reposer et vivre a mon rythme, ce qui n’est pas un luxe après bientot un an de voyage. Et il est tellement drole de s’y promener. Pour aller ou que ce soit, il suffit d’un telephone. Tu ne sais pas ou tu vas, mais tu fais le numero de la personne chez laquelle tu te rends, tu passes le telephone a n’importe qui autour de toi, qui ecoute les directives, se deroute, t’accompagne, te confie a d’autres, qui te confient a leur tour a d’autres, et tu arrives quelque part sans avoir eu le temps de dire ouf. Parfois, tout le wagon de metro sait a quelle station tu dois changer avant meme que tu sois au courant. Meme si comme moi, tu fais la grosse boulette de monter dans la moitie de bus reservee aux hommes par exemple. Personne n’ose rien te dire, et quand tu t’apercois de ta meprise et te dirige vers la moitie reservee aux femmes, ils font tous comme s’ils n’avaient rien vu. Trop marrant.  Comme je l’avais lu quelque part avant de partir, il y a trois sexes en Iran. Homme, femme, et touriste.
Un couchsurfeur guide de haute montagne qui a perdu sa chaussure dans un arbre en essayant de recuperer un volant de badmington. Lorsque nous quittons le parc, il n'a toujours pas retrouve l'un ni l'autre, et repartira en chaussettes.
. Le seul truc a eviter c’est de prendre des photos la ou c’est interdit, comme me la recommande la dame de l’ambassade. Beaucoup de personnes ont ete arretees, et il ne faut photographier que les endroits tres touristiques. Mais en sortant, je n’ai pu resister a cette double photo de l’orthographe de Neauple le chateau, rue de l’ambassade de France. Je ne me cache pas, afin de bien montrer que je ne prends que la photo d’un bete panneau. Pas de probleme. Et dix minutes plus tard, dans une petite rue, un barbu m’aborde. Il m’a suivie depuis la deuxieme photo. Bonjour, Suis-je Iranienne? Non? Journaliste? Est-ce que je sais qu’il est interdit de prendre des photos? Pourquoi en ai-je pris? Lesquelles? {Ton doucereux et dangereux…) Heureusement il ne parle que le Persan, et des que je vois ou il veut en venir, je ne comprends plus un mot! Ca dure un bon moment.
Lorsqu’il prend son telephone, je pense qu’il appelle la police, mais ce n’est que pour repondre a un appel. J’en profite pour lui fausser compagnie, avec un grand sourire, du style, ravie d’avoir fait votre connaissance, dommage qu’on ne puisse pas se comprendre… Je deambule dans les rues sans me retourner, et finis par aller m’assoir dans un parc, tout en surveillant un eventuel suiveur… Promis j’essaierai de plus le faire! 
Le palais Golestan a Teheran
J’ai tente quelques photos avec mon telephone, notamment dans le metro, ou je ne sais pas si c’est autorise.
Voila, a Teheran, pas le temps de s’ennuyer.
J’aimerai pourtant bien partir des que possible, car un ami peut m’accompagner a Esfahan en voiture si j’ai mon visa avant vendredi. Sinon, je perds encore trois jours (au minimum), de nouveau week-end Iranien et Francais cumule! Je croise les doigts, et espere ne pas devoir attendre deux semaines, comme un Suisse que j’ai rencontre a l’ambassade la semaine derniere, et dont le mail de confirmation s’etait egare, envoye au mauvais bureau…
Ps: Nous sommes le lendemain de ce que je viens d’ecrire, et toujours rien. Je commence a bien connaitre Teheran. Si j’en sors sans passer sous une voiture, je serais super contente!



Women only...
En attendant, j’essaie de reflechir a mon parcours en Inde, car a la conception, ce n’etait pas du tout mon itineraire. Que faire? Velo? A pieds? Train et bus plus passages a pieds si j’arrive a avoir des infos? Mais les tigres, les hyenes, des tas de betes et tout betement les singes, ne sont pas les loups et les ours! Je n’avais vraiment jamais envisage de marcher en Inde. Peut-etre vais-je simplement y faire la touriste, ainsi qu’en Asie du sud-est pendant l’hiver, puis faire l’itineraire prevu au depart, mais a l’envers au printemps. Une fois arrivee en Chine, me rendre dans le nord-ouest, et repartir vers l’Ouzbekistan, qui etait l’une de mes priorites…
Et si un jour… j’ai mon visa, pour quelle ville prendre mon billet? Mumbai ou New Dehli?
D'un cote les hommes attendent le metro.

Et quelques metres plus loin, les femmes.

Ouf, je vais peut-etre enfin pouvoir publier ce blog. Et si j’ai trouve l’energie de le faire, c’est grace a tous vos encouragements, commentaires et mails, meme si je n’ai pas toujours le temps de repondre a tous… Donc merci a vous, qui non seulement me suivez, mais m’encouragez! Ca fait du bien de savoir que un tel ou une telle est derriere son ecran, et  lit mes betises ;-} Et cette fois, on peut dire que j'ai ete tres bavarde...

Pour ceux que le parcours a pieds interessait, ils vont etre decus, et devront attendre le printemps pour la reprise de la randonnee… Je suis moi-meme deja frustree a l'avance, d'autant plus qu'ici, la marche s'est deja retrouvee plutot minoritaire!

Mais qui sait, tant que je ne suis pas en Inde, je ne decide rien, et choisirai sur le tas!
Je pense que je n’aurais pas le temps, l’energie et l’occasion de refaire un blog d’ici ma sortie d’Iran. Quoi? Qu’est-ce que j’ai dit? Ma sortie d’Iran? Noooooon! La confiture de rose va trop me manquer! Mais peut-etre qu’en Inde…

17 commentaires:

  1. Enfin!
    Ton blog est super.
    Ich habe lange gewartet. lass uns nicht wieder so lange warten :)
    Marlies

    RépondreSupprimer
  2. Salut Françoise,
    Nous attendons toujours avec beaucoup d'intérêt tes petites histoires et tes photos du bout du monde. On pense bien à toi, tâche de reprendre des forces pour tes futures longues marches et d'éviter de jouer avec le feu !
    Bises et à bientôt en Inde !

    RépondreSupprimer
  3. Waoouuuh ! Tes histoires prennent de la vitesse. Garde la bonne trajectoire et ne surchauffe pas tes freins dans les descentes de cols. Trop mignonne en tchador. Peu importent les détours et les moyens de transport : mais la Chine, l'important c'est d'y arriver à pied ;-)
    Bonne route et plein de belles histoires.
    Bises, Mykeul

    RépondreSupprimer
  4. Je n'ai pas de mots. C'est magnifique. Une aventure humaine aussi riche et un aussi riche reportage.
    Courage Françoise pour le mauvais temps qui arrive. Tiens bon.
    Merci pour le partage.

    RépondreSupprimer
  5. eh bien j'ai encore visité de loin, admiré de superbes paysages et des monuments somptueux.
    Merci pour ce voyage que tu nous fais partager.
    Mais comment pourras tu t'arreter?
    Bonne route

    RépondreSupprimer
  6. A la fin de la lecture j'ai juste dit . WAOUUHH
    tant pour ton courage avec tes soucis de santé, que pour la perséverance à laquelle tu t'acharnes, que pour la beauté des paysages et l'intérêt du recit
    Bonne route et sois prudente

    RépondreSupprimer
  7. Juste un énorme merci pour ce partage que tu fais de ton voyage !
    Fais attention à toi !
    En espérant que tu sois en Inde quand tu liras ce message... bonne route !
    Laetitia

    RépondreSupprimer
  8. J'admire les panoramas grandioses, je tremble en pensant aux efforts déployés, je suis éblouie par les palais. Un grand bravo Françoise pour ce reportage foisonnant et frissonnant d'émotions variées.
    Une seule question me taraude, pourras-tu t'arrêter un jour ?
    Bon courage pour la suite !

    RépondreSupprimer
  9. Whaou, toujours aussi admiratif de tes aventures. Amicalement, Bertrand.

    RépondreSupprimer
  10. J'attends vos nouvelles pages avec toujours autant d'impatience. Je vous envie. Je vous admire. Merci de nous faire partager votre aventure. Un livre un jour ?
    Pascal

    RépondreSupprimer
  11. Wouah ! Quelle fantastique épopée, quelle plaisir, quelle richesse dans cette aventure ! Je ne sais pas pourquoi je ne découvre cette note qu'aujourd'hui, je commençais à m'inquiéter.
    Mais quel plaisir encore et toujours de te suivre, de te lire, et de voir un peu du monde au travers de tes yeux.
    Tant que c'est toi qui marches ! ;)

    RépondreSupprimer
  12. Bonjour Françoise
    Quel parcours ! Je vous ai qualifiée "d'intrépide" sur le lien de mon blog, mais je pense que le mot n'est pas assez fort :-) !
    En tous cas, je vous remercie pour nous faire partager ces moments si exotiques et pleins d'humour quelquefois.
    L'histoire du Doliprane m'a fait rire car il est certainement exceptionnel de voir une femme clouer le bec d'un homme, dans un pays où elle n'a pas la parole...
    Je vous souhaite une bonne continuation et que vos pas vous conduisent vers de belles choses.
    Bien cordialement.

    RépondreSupprimer
  13. Je rejoins Pastelle (qui nous a entraîné dans cette incroyable aventure ...) dans le plaisir de lire des notes et nouvelles fraîches de ce voyage où chaque élément compte et peut prendre des proportions incroyables. Bref ce qui est formidable c'est de constater un superbe et intelligent recul sur ces endroits visités (avec une immense humanité). Bravo. Un petit conseil purement personnel : La santé avant tout avant de repartir vers d'autres et immenses horizons. Bon courage et je te transmets mon grand soutien. Dans l'attente (avec impatience) du prochain report. Bon courage. Vincent

    RépondreSupprimer
  14. C'est seulement aujourd'hui que j'ai vu que tu avais publié un nouveau billet (merci à Pastelle qui m'en a informée!!!) Je commençais à me demander ce qui arrivait (tout en sachant que les moyens de communications ne sont pas aussi faciles qu'ici) Mais enfin, voilà tes photos, tes mots, et ton infatigable humour qui accompagnent ton périple extraordinaire.

    Profite de te reposer car nous on souhaite vraiment que tu gardes la forme, que tu prennes soin de toi, pour continuer le voyage!!!!

    Bravo Françoise, quel courage!
    Et merci de partager avec nous.
    Vraiment

    RépondreSupprimer
  15. T'inquiètes baguette ... si ce n'est que ça, on peut se cotiser pour t'envoyer de la confiture de rose !
    Merci encore de nous faire partager ton cheminement, toujours très instructif et éblouissant.

    RépondreSupprimer
  16. Bravo! C'est génial ce que tu fais! Bisous.

    RépondreSupprimer
  17. Hello Françoise
    On est dans l'attente de vos nouvelles !
    Depuis le 20/10 le temps semble long...
    En espérant que tout va bien, amitiés.

    RépondreSupprimer

N'hésite pas, un petit commentaire ça fait toujours plaisir!(il sera mis en ligne un peu plus tard, c'est normal)