samedi 9 juillet 2011

Konya-Nevşehir

(Beyşehir)

(lac de Beyşehir)
(le plateau, immense, infini.)
De Beyşehir à Konya, pas grand chose à dire. J'ai tenté la marche, mais rien d'autre ne s'offrait qu'une interminable nationale au milieu du plateau.

(je ne vous avais pas encore presente ma nouvelle vieille tente...)
Après une nuit très fraîche sous la tente, 3 degrés, je me rends en stop à Konya. Ville immense, la plus grande de Turquie par la superficie. Mais seul le centre ville est intéressant et chargé d'histoire. Mevlana, le nom du religieux et philosophe qui a donné son nom au lieu, mosquée, médersa, tombeau, et maintenant musée... où se déroulent les cérémonies des derviches.

(Mevlana)

(dans les anciennes cellules de la Medersa, la vie des derviches reconstituee)
(le musee se visite avec ces chaussons super seyants)
(la roseraie de Mevlana qui embaume delicieusement)
C'est un grand plaisir de les voir évoluer en plein air, dans ce lieu chargé d'histoire, au crépuscule, lorsque les bâtiments sont encore roses de soleil.
Il y a même parmi eux, des enfants, qui tournent dans une grande concentration, et sont impressionants. La ville, très concervatrice, me plait pourtant pour l'autenthicité de son bazard entre autres, qui m'a permis de dénicher colle et rustines pour mon matelas.




(vieille mosquee, et a ses pieds scene de la vie quotidienne)
(3 personnes sur un scooter, c'est un minimum...)
(j'ai une passion pour les cuilleres. Difficile de ne pas craquer.)


(plus on va vers l'est, moins ça rigole avec la religion)




(dans un tout autre registre, preparation traditionnelle du narguile avec Onur.)
Je quitte Konya investie du rôle de mère adoptive de Onur, ami inséparable de Mustafa, mon couchsurfeur officiel. Car à la suite de quelques ratés, dus au fait qu'on ne peut me joindre au téléphone et que Mustafa, jeune médecin urologue a eu une opération de dernière minute d'une durée de 4h, j'ai attérri chez Onur. Des liens forts se sont créés, et comme il n'a pas de maman, je le conduirai à l'autel le jour de son mariage.


(Et danses Turques jusqu'a pas d'heure)
Et voici deux liens pour voir des supers danses de mariage. la deuxieme, Topal, se danse en faisant semblant d'avoir un probleme a la jambe: http://youtu.be/7KX1sEDUSOA
http://youtu.be/2ZI14kDL7Gc (j'espere que ça marche...)
(quand on est heberge par un urologue, tout est a l'effigie de Monseigneur Viagra...)
(le plateau, encore et toujours)
(oui, ça y est, une vallee verdoyante)
Après Konya puis Aksaray, les jambes me démangeaient, et j'ai réussi enfin à dénicher des itinéraires bis, le long de vallées étroites et verdoyantes. Je rejoins l'une de ces vallées par une route secondaire, mais lorsque j'avise un chemin de terre qui devrait me conduire le long de la rivière, je suis arrêtée par Cuma et Guli, qui s'inquiètent de me voir m'engager là, et m'offrent le thé. Puis à manger. Puis me proposent de dormir là, et de ne repartir que le lendemain.

(le verger)
(encore une photo avant-apres la pause, avec le gars qui ne veut pas etre dessus...)
Je passe donc une délicieuse après-midi en leur compagnie, visitant leur verger et plantations, dévorant abricots et prunes. A la tombée du jour, ils mettent en marche les générateurs, afin d'enclencher la pompe pour l'arrosage, et fournir quelques heures d'électricité à la maison, qui n'a ni eau ni courant.
A l'heure de l'arrosage, de partout des voisins arrivent, cueillent des fruits, prennent le thé, discutent, repartent.Pour une fois je peux un peu me rendre utile en participant à l'arrachage des mauvaises herbes!


Mais la nuit venue, je dors avec Guli, alors que Cuma monte dormir sur le toît avec un fusil. Je lui demande s'il va aller chasser cette nuit, ce qui est souvent le cas, mais je crois comprendre qu'il va monter la garde. Je ne sais pas si c'est du à ma présence, ou habituel. A ma question, il répond: Misafir problem yok. Ce qui en gros, développé, pourrait vouloir dire; j'ai une invitée, alors je veille à ce qu'aucun problème ne puisse survenir. Ce qui est cool en Turc, c'est qu'on ne s'encombre pas de grammaire! Que craignent-ils? Je n'arrive jamais à le savoir.
Ils ont également tenté de me décourager de prendre le chemin que j'envisageais: très difficile! Dangereux! Des chiens énormes et très méchants!
(enfin je peux rejoindre la valle tant attendue)
Très long! Bref, devant mon insistance, ils me laissent à regret m'y engager, et je descends tranquillement vers un doux chemin qui longe la rivière, au loin deux chiens qui gardent un troupeau aboient pour le principe, et deux heures après, j'atteinds le village convoité. Quelles frayeurs!
Après quelques kilomètres, je rejoins la grande route, puis Nevşehir en stop, pour garder plus de temps pour la visite de la Capadocce.


Chez mes couchsurfeurs de Nevşehir, j'ai le plaisir de rencontrer Ben et Pedro. Mexicain et Costa Ricain, qui eux-meme se sont rencontres la veille, et ont fait du stop ensemble.
Longue soiree de discussion avec Pedro, passionnante, d'echange d'impressions et d'analyses, sur une multitude de sujets, dont l'opportunite de la tenue d'un blog.
Tout comme moi il ressent une immense frustration de ne pouvoir transmettre la chaleur des rencontres, les impressions qu'elles procurent, la difficulte de choisir que raconter, dans une vie d'une telle intensite.
Il voyage depuis maintenant un an, et a personnellement finalement choisi de ne raconter qu'une seule journee sur le blog, afin de mieux en transmettre l'intensite, meme si le dernier article date de plusieurs semaines. Ou d'ecrire des poemes que lui inspirent son voyage. Ou, partant d'un fait reel, il brode, s'en eloigne, et raconte l'histoire qui vient a son esprit.
Car tout comme moi, il craint de lasser, en racontant ce qui pour le lecteur se ressemble, rencontres racontees avec les memes mots, accompagnees de photos peu evocatrices, pales reflets d'une realite tres forte pour nous.
Crainte, a force de tenter d'expliquer la generosite et la bonte des gens, de paraitre un peu niais, un peu gnan-gnan.
Donc apres mure reflexion et tentation d'abandonner son blog, il a choisi des alternatives personnelles qui le satisfont davantage.
J'en prends note, et reflechis egalement depuis un moment a ce concept de blog, qui est a la fois un plaisir de partager, mais dans la frustration, ainsi qu'une contrainte.
Me voici donc a Kayseri, fin de mon aventure Capadoccienne, dont je publierai prochainement un article a part, apres un choix de photos difficile...

(Petit ps perso: Carine de Grasse, peux-tu m'envoyer un mail depuis la rubrique contact, en haut a gauche, car je n'ai pas votre mail... Merci)

6 commentaires:

  1. Pas de problème, pour notre part nous ne nous lassons pas en lisant ce blog. Nous voyageons par procuration et ce blog nous aide à ne pas désespérer du genre humain.
    A Tauriers c'est le calme plat...

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  2. Nous non plus on ne se lasse pas de suivre tes aventures a travers ton blog, on adore tes photos et tes récits, et la chaleurs dont tu parles se ressent .... Au contraire on attend toujours avec impatience les prochains épisodes . Bonne route.
    Carine

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  3. Oh non, continue ton blog, tu racontes si bien tes rencontres et puis ça nous fait rêver et il faut bien dire nous rassure aussi tous.
    Bizz
    Nanie

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  4. moi je vote pour le carnet de route ! on ne s'ennuie pas du tout...au contraire. Tu nous fait rire, sourire, rêver et la chaleur humaine est bien palpable....On veut te suivre jour après jours tels des aventuriers pour te soutenir dans les moments de galères....
    Vive les turcs...qui prennent soin de toi! J'espère que les autres pays te réserveront un accueil aussi chaleureux....
    on t'embrasse fort et amuse toi bien!
    isa, math, maëline et sarah

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  5. Je jubile en lisant tes récits, je suis une amoureuse de la Turquie, je suis allée en cappadoce et à Konya en 1989 et depuis je reviens en Turquie quasiment tous les ans et parfois 2 fois par an !!
    Merci de me faire rêver par ton carnet de route,
    Kolay gelsin Françoise :-) et à bientôt
    Zaza

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  6. je rejoins les autres, ce blog est génial. PS : c'est quoi le lien du blog rachitique de Pedro ? ;-)

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